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L’utilisation des noms de domaine en France

21 de agosto de 2014 11:25


Depuis plusieurs années, l’Afnic collabore aux missions du dépôt légal numérique géré par la Bibliothèque nationale de France (BnF) en mettant à disposition de celle-ci la liste des noms de domaine enregistrés sous .fr et .re.

La BnF exploite cette liste afin de découvrir et d’archiver les contenus accessibles sur le web français à la date du passage de ses robots. C’est ainsi que se constitue peu à peu une « mémoire numérique » du web français, dans la continuité des efforts engagés depuis 1537 dans le « monde réel ».

Une forte proportion de noms de domaine actifs

Outre l’opération d’archivage proprement dit, les travaux de la BnF permettent de tirer des bilans de l’utilisation faite des noms de domaine étudiés.
Ainsi, de 2011 à 2013, la proportion de noms actifs reste-t-elle assez stable, avec un creux en 2012 :

 

Des sites web d’une dizaine de pages

L’outil de la BnF a aussi comptabilisé le nombre d’URL   collectées (URL   = élément de base des pages) pour chacun des sites web vers lesquels conduisaient les noms de domaine. Les chiffres montrent que la proportion de sites web contenant 10 URL   ou plus est en augmentation depuis 2010, avec un palier en 2012-2013 où la médiane s’établit précisément à 10 URL  . Ce phénomène qui méritera d’être suivi dans l’avenir peut être le reflet d’une évolution des sites web, qui tendent à s’étoffer et à s’enrichir avec le temps. La moitié d’entre eux reste toutefois assez « simple » : sites vitrines d’entreprises ou pages personnelles. Des redirections assez minoritaires et des « pages non trouvées » en progression constante.

Nous intéressant aux codes retour "HTTP", nous faisons quelques découvertes intéressantes :
Les redirections ne concerneraient que 6 à 7 % de l’ensemble des noms étudiés, la ventilation par TLD n’étant malheureusement pas disponible. Ce chiffre est stable et témoigne du fait que la plupart des titulaires acquièrent un nom de domaine unique pour l’utiliser comme support de leur communication, les stratégies de dépôts multiples assorties de redirections vers un nom de domaine « phare » étant limitées et probablement l’apanage des grandes entreprises.

Le nombre de pages non trouvées est en augmentation constante en pourcentage, alors même que le volume de noms étudié par la BnF progresse chaque année. Ce phénomène peut témoigner de la « vitalité » du web français, dont les contenus évoluent – laissant des reliquats d’URL   ne conduisant plus vers aucune page tandis qu’apparaissent de nouvelles URL   pour conduire plus finement aux contenus mis en ligne. A contrario, ce ratio témoigne aussi d’un gisement d’optimisation pour les webmasters, qui négligeraient trop souvent (et de plus en plus souvent) d’assurer la redirection des URL   périmées vers les nouvelles URL  . Dans le cas d’URL   anciennes et bien référencées (moteurs mais aussi netlinking) le manque à gagner en termes de trafic peut ne pas être négligeable.

 

Source: Afnic

Moyens techniques :
domaine.info

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