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RDC : entre fraude et vengeance, le .CD est au cœur de la tourmente

30 de enero de 2014 09:52

Fin 2013, certains sites internet des services publics se terminant par l’extension nationale étaient inaccessibles. Plusieurs cas de fraudes aux appels internationaux ont également été constatés. Le député Patrick Muyaya estime que toute lumière devrait être faite sur ces deux problèmes. A sa demande le ministre des Postes, Téléphones et Nouvelles technologies de l’Information et de la communication (PT-NTIC), Kin-Kiey Mulumba s’est expliqué, mercredi 22 janvier, à l’Assemblée nationale sur la gestion du domaine internet de premier niveau de la RDC [.cd] et la traque des fraudeurs.

 
En premier lieu, le ministre de PT-NTIC a évoqué le sabordage de l’ancien administrateur du serveur, Christian Tshimanga Kamukoko. Les problèmes du .cd commencent lorsque la Société congolaise de poste et des télécommunications (SCPT) veut récupérer la gestion du .cd qui était jusque-là géré en Afrique du Sud par Telkom, apprend-on. Cet opérateur sud-africain avait recruté et formé pour le compte de la SCPT le Congolais Christian Tshimanga Kamukoko à la gestion de ce nom de domaine de premier niveau. Mais, la SCPT, dans sa volonté de se réapproprier le .cd, a « unilatéralement » rompu le contrat avec Telkom. Elle a également licencié Christian Tshimanga le 30 octobre 2013 et l’a remplacé par David Kinsaka. Raison évoquée de cette dernière décision, Christian Tshimanga ne réside pas au pays et travaille plutôt pour Telkom. A l’annonce de sa révocation, ce dernier à ni plus ni moins couper le pays de son extension nationale.
« La réaction de Christian Tshimanga est celle que nous déplorons : il déconnecte le .cd et c’est le bug planétaire (…) C’est comme si aucun aéroport du pays n’était accessible par aucun avion, exactement comme si le pays tout entier était coupé de téléphone… Il n’y a pas que les aspects de sécurité nationale, il y a des aspects liés à l’administration de l’Etat, aux transactions financières, à la marche de l’économie, etc.», déplore le ministre.
 

Face à ce problème d’envergure nationale, Kin Kiey Mulumba s’est contenté d’indiquer que des négociations sont en cours « pour une transition en douceur » de la gestion du serveur. Quant la question de la traque des fraudeurs des appels internationaux, le ministre des PT-NTIC a affirmé qu’un consortium recruté pour traquer les fraudeurs décèle chaque jour une centaine de cartes sim frauduleuses qu’il fait désactiver par les opérateurs. Malheureusement tous les opérateurs ne collaborent pas, ajoute le ministre.
De plus, ce dernier appelle à de plus ample moyen pour démanteler tous ces réseaux qui sont à la base du manque à gagner important à la République. En effet, la fraude des appels téléphoniques internationaux font perdre à l’état congolais environ 12 millions de dollars américains chaque mois.
 

Source(s): adiookapi.net et agence Cofin

 

Moyens techniques :
Domaine.info

Crédits :

Anita

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