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Les cyber squatteurs ne sont pas les bienvenus à Paris

22 mai 2013 08:20

 

Un www.boucherie.com qui renvoie à un site de machines-outils, un particulier qui se réserve l’URL   "Hollande2012", les exemples de cyber squattage sont légions. Avec .paris, la capitale souhaite éviter ces usurpations d’identité d’un nouveau genre.

« Nous avons la ferme intention, avec l’aide de l’AFNIC (le gestionnaire de .fr et bientôt de .paris) d’empêcher que des marques ou des PME se fassent voler leur nom de domaine. » Voilà ce qu’a assuré Jean-Louis Missika, l’adjoint en charge de l’innovation, lors de la conférence de presse du 13 mai au cours de laquelle il présentait la nouvelle extension de nom de domaine .paris.

 

Dès les balbutiements d’Internet, avec l’apparition d’extensions comme .com, .org ou .fr, un nouvel El Dorado s’est ouvert pour les petits malins. Ces derniers se sont précipités pour réserver des noms de domaine qui auraient légitimement dû revenir à d’autres. Les victimes ? SFR, Saint-Tropez ou Madonna. Du coup, ces dernières se sont trouvées face à une alternative désagréable : négocier, parfois au prix fort, ou laisser leur identité à d’autres.

 

Le travail de l’AFNIC et de CORE, les partenaires de Paris, va donc consister, au moins durant la phase initiale de déploiement de la nouvelle extension, de s’assurer que les bénéficiaires correspondent bien aux attentes de la Ville.

 

Les pionniers seront choisis avec soin et pour obtenir les noms de domaines génériques (cinéma.paris ou restaurant.paris par exemple), il faudra répondre à un appel à projets à des règles d’éligibilité. "Nous souhaitons choisir des contenus adaptés et apporter des services aux Parisiens, faciliter la vie des utilisateurs" a déclaré Jean-Louis Missika.

 

« A l’heure actuelle, l’espace de nommage est très exploité, voire saturé » a ajouté Jean-Louis Missika. L’apparition de nouvelles extensions devrait donc permettre aux acteurs locaux d’occuper plus aisément leur place sur le Net. « Il s’agit d’une forme de réaménagement du territoire numérique. »

 

Avec les extensions (ou TLD : Top Level Domain) les plus récentes, comme .bzh ou .cat (qui font référence à la Bretagne et à la Catalogne) on assiste donc à une reterritorialisation du Net. Ou quand un univers dématérialisé et global se réinvente des racines locales.

 

 

 

Paris champion... de l’extension

Paris est la première grande capitale à bénéficier de son extension.

 

Quand l’ICANN a lancé son programme de création de nouvelles extensions, de nombreuses autres grandes villes se sont portées candidates.

 

« On l’a fait parce qu’on ne pouvait pas faire autrement, a expliqué Jean-Louis Missika. Il était inimaginable qu’une autre entité puisse obtenir l’extension .paris. »

 

L’afflux de candidatures fut tel que l’ICANN a organisé un tirage au sort pour établir l’ordre de traitement des dossiers. Tokyo et Helsinki devraient être les prochaines à obtenir satisfaction. Londres, New-York et Berlin verront leur tour venir dans un second temps.


 

Source : paris.fr

Moyens techniques :
Domaine.info

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